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du 19 juin au 30 août 2015

Philippe Croq, peintures / Patricyan, sculptures

« Regarder en coin, scruter, observer à bonne distance ce qui fait notre apparence, notre façon de nous mouvoir. Une certaine mesure du corps tout entier pourrait bien construire l’oeuvre de ces deux artistes. Mais il ne s’agit pas d’une mesure de la chair que l’on exhibe à tout vent, davantage une latence, une enveloppe, un écrin, un nid, un refuge, une seconde peau qui protège de l’impudeur.

Le mouvement de l’art n’est pas exclusivement passé par des corps fabriquant des objets spécifiques mais par cette dimension plus incarnée du message et du modèle.
L’art a toujours quelque chose à dire et le corps est parfois plus efficace comme moyen en soi de faire transiter les sentiments.

Corps aimant, corps souffrant, le corps dans l’art est un espace véhiculaire de la conscience humaine. Il se devine dans l’intime, derrière une porte, enveloppé dans un cocon de coton, reclus par la timidité ou simplement en quête de lui-même.

A l’ostentation des corps se substitue la vibration du décor qui prend toute sa place comme repère et quiétude du quotidien. Tout se passe à l’intérieur pour créer une vie.
L’approche est essentielle et pourrait bien nous renvoyer à toute une histoire qui s’est écrite depuis l’antiquité et qui trouve aujourd’hui des réponses hautement sensibles :

Avec ces deux artistes, c’est toute une réflexion sur le « corps à l’oeuvre » qui s’ouvre à nous, du corps traditionnellement représenté à celui de l’artiste qui se confond parfois avec l’acte de peindre ou de façonner de ses mains. »

Alain-Jacques Lévrier-Mussat

 
 
exposition « à contre corps »
Communication